2011-04-07
Aînés: respect, dignité et communication

Le respect, la dignité et la communication envers les aînés étaient au cœur d'un moment de réflexion, organisé par Partage Humanitaire, le 6 avril dernier. Intitulé Le prendre soin, l'événement a réuni plus de 120 personnes, dans le gymnase de la Place des aînés.
Trois conférencières-invitées ont partagé leur expérience après que Ginette Leblanc, du regroupement clientèle Personnes en perte d’autonomie liée au vieillissement du CSSS de Laval, a présenté le portrait de la situation dans la région. «L'espérance de vie augmente et les problèmes de santé aussi. On voit plus de maladies chroniques, plus de démence et de malades d'Alzheimer.» Les services de santé doivent s'adapter, selon Mme Leblanc, qui admet un manque de places dans les centres d’hébergement et de soins de longue durée et dans les ressources non institutionnelles. «On est en train de développer des approches centrées sur les besoins de la personne, tant les besoins de santé que les besoins de loisirs», ajoute-t-elle.
Retrouver une liberté
Qu'on parle de respect, de dignité ou de communication, ces concepts ont un objectif unique, soit redonner du pourvoir et une liberté relative à des personnes vivant dans un milieu de vie qui peut s'avérer contraignant.
«Le respect, c'est le contraire du contrôle, c'est de comprendre les besoins. Le respect passe par le toucher, mais aussi le ton de voix. Parlons donc aux gens sur un ton d'adulte!» s'est exclamée Nicole Poirier, directrice générale de la Maison Carpe Diem, pour l'accompagnement auprès des personnes atteintes de la maladie d'Alzheimer.
Pour Guylaine Martin, directrice générale de Baluchon Alzheimer, spécialisé dans le répit et l’accompagnement à domicile, la dignité passe aussi par les comportements. «Des choses aussi simples que cogner à la porte avant d'entrer, demander à la personne de choisir la couleur des vêtements qu'elle souhaite porter, mais aussi construire des salles de bain aménagées dans un cadre résidentiel.»
La communication au cœur de la relation
Parce que la maladie d'Alzheimer altère aussi le langage et la compréhension, Danielle Rodrigue, de la Société Alzheimer Laval, a souligné l'importance de la communication non-verbale, car «la qualité de vie passe aussi par la qualité des interactions», selon elle.
«Nos comportements sont des messages. Le toucher et la façon d'être sont aussi importants et chaque personne réagit différemment au climat affectif», a-t-elle dit. Afin de résumer l'approche qu'elle recommande, la coordonnatrice des services externes a repris les mots de sa consœur, Nicole Poirier. «Passez de la tête au cœur et vous trouverez le chemin pour me rejoindre.»
Source : Camille Gaïor






